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Nous sommes le lendemain des 6 mois de mon fils, mon premier enfant. Alors je fais un point : qu'ai-je réussi à faire, et où ai-je échoué ?

J'ai réussi à rester 6 mois à la maison (+ 3 avant l'accouchement lié à mon état de lenteur extrême). Gros défi. Avant, dans ma tête de primipare, je me disais que 6 mois sans activité intellectuelle, sans émulation, bref : sans activité professionnelle, ce ne serait pas possible. Je pensais avoir besoin de mouvement, de faire partie de la vie active. Eh bien j'avais bien raison. Sauf que : je suis devenue maman. Et... rien ne manque vraiment quand on regarde notre monstre grossir (oui parce qu'à cet age là ils grossissent plus qu'ils ne grandissent) mois après mois.

J'ai réussi à faire plus de machines à laver en 6 mois que dans toute ma vie d'avant.

J'ai réussi à me sortir de ma baby-déprime-post-partum-qui-dure-vraiment-beaucoup-c'est bizarre. Merci Chéri.

J'ai réussi à prendre une voix atrocement aiguë en parlant à mon bébé et surtout à aimer ça, chose absolument impossible à croire avant. Je chante des chansons ridicules, fruits de mon imagination car je ne connais aucune chanson pour enfant (bouhh... ) mais je garde la mélodie de départ (ma préférée c'est Cadet Roussel). On fait des variantes de dingues avec mon Poulet, qui parlent de caca majoritairement, ou des toutounes qui lui poussent, etc.

J'ai par conséquent réussi à perdre beaucoup de neurones. Un paquet. Je suis lente et je le sens. Ca revient il paraît. C'est dommage, mon Chéri m'avait choisie car il me trouvait brillante parfois (oui parfois...). Bon ben il se retrouve avec Maman-Flanbi. Tant qu'à être dans l'année des flanbis...

Par contre, je n'ai pas réussi à faire tout ce que je voulais faire. Je m'étais imaginée un congé mat' parisien idéal à base de musées, balades et autres sorties réjouissantes. Sauf que j'habite à Paris. Et à Paris en hiver, on se les gèle. Et les transports, en poussette à Paris, c'est juste LA GUERRE. Tu vois la guerre du Golfe ? Le Mali ? Ben nous on a fait la poussette-dans-le-bus parisien. On se fait régulièrement bousculer, voire limite insulter, il fait trop chaud ou trop froid, t'es au milieu avec ta chariote qui gêne (avouons-le, elles gênent non?), et le môme se met à hurler. Voilà, c'est là que je me téléporte au soleil avec un ti-punch et un masseur (ou une masseuse Chéri, t'inquiète). Mais non, tu restes dans le bus pendant 40 minutes pour faire 2 kilomètres. Bref, une fois arrivés, le gamin a faim, il pleut et -oh découverte- c'est vraiment galère de tenir un parapluie ET de pousser une poussette en même-temps. Sachant que cette foutue capote ne tient pas et que ta copine t'attend depuis 35 minutes déjà (qu'elle est patiente ma copine). On se pose au restaurant et une fois servies, il faut donner un biberon : on sort l’attirail de poudre et autres thermos (oui je sais il existe plus pratique le thermos) et on repart pour 40 minutes de bus. Wouhou ! Donc nos sorties ont été comptées et calculées.

J'ai pas réussi à être une femme d'intérieur parfaite. Me faire à manger seule le midi est une corvée et je n'ai mangé que des knakis ou des cordons bleus (froids et debout les premiers mois). Je n'ai pas plus repassé les chemises de mon mec qu'avant et on a pris une femme de ménage après mon accouchement. MAIS, j'ai lavé-étendu-plié-rangé des TONNES de linge, ça compte ? Mais comment font les gens qui ont deux, trois enfants voire pire, des jumeaux ? Après ça devient un full-time job.

La liste n'est pas exhaustive mais je sens bien la fin d'un épisode, une page qui s'apprête à être tournée. Ce n'est pas encore tout à fait la fin mais je peux déjà dire que je me serai régalée à découvrir que oui, j'allais l'aimer fort fort mon petit Crapaud, moi qui ai passé 9 mois à me le demander. 

La photo du jour : le jardin des plantes - Paris

On en parle ou pas de la reprise du travail ?