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La question à 5 francs… Quelle galère, mais quelle galère !

 

Je dis ça car on sort d’une expérience un peu moyenne. Nous avions choisi une assistante maternelle pour garder notre fils pendant 2 mois, entre ma reprise et notre déménagement. J’aurais préféré ne pas avoir à changer mon fils d’assistante maternelle une fois la garde commencée, d’autant qu’il a 8-9 mois, la période où il prend conscience des absences.

 

Je me suis posée la question lors de notre première recherche : comment choisir une assistante maternelle ? Qu’est-ce que je lui demande pour l’évaluer et dans quel ordre de priorités ? Et surtout, comment jauger quelqu’un en une heure ou moins ? Comment ne pas passer pour des psychopathes du questionnement ?

 

Comment la séduire à notre tour car c’est aussi elles qui nous choisissent (je dis « elles » de manière générique car tout de même, il doit y avoir 98% de femmes dans cette profession malheureusement) ?

 

Nous avons été surpris dès notre premier rendez-vous lorsque nous avons rencontré notre première candidate. Ce n’était pas son métier de prédilection (je ne sais pas pourquoi, mais cette idée me plaisait : je n’avais pas moi-même de vocation de maman depuis toujours), et nous avons senti qu’au-delà de savoir faire son métier, elle s’était posée la question de « comment » le faire ? Une perle. Jackpot.

 

Mais voilà, la vie étant ce qu’elle est… elle nous a avoué une fois le contrat signé qu’elle était en cours de procédure de divorce, et je la trouvais chaque matin un peu plus fatiguée et les yeux rougis par les sanglots. Elle changeait de comportement petit à petit, et on s’éloignait de l’image parfaite qu’elle nous avait donnée. Un dernier matin, les yeux encore rougis, sans sourire, sans politesse, elle me demande de lui donner le sac et rentrer la poussette, puis ferme la porte. Et là, les minutes deviennent très longues. J’ai le raisonnement suivant : quand moi-même je suis lessivée, lorsque mon bébé pleure ou grogne, refuse de manger, je le jetterais volontiers par la fenêtre alors que c’est le mien (n’appelez pas les services sociaux, ceci est un fantasme jamais réalisé). Alors ELLE, comment fait-elle avec les trois bébés qui ne sont pas les siens !? Nous sommes allés le récupérer à midi, ceci mettant fin à la période d’essai.

 

Je pense qu’en fin de compte, elle n’est pas une mauvaise professionnelle, mais qu’elle traverse une phase vraiment triste et particulièrement difficile de sa vie, ce qui arrive à tout le monde malheureusement. Mais mon fils n’a rien à faire au milieu de tout ça.

 

Nous avons cherché une autre assistante maternelle pour notre nouvelle ville, notre nouvelle vie (tout ça expliqué ici).

 

J’ai beau être tolérante, ouverte et souple, une dame qui ne me comprend pas lorsque je dicte mon numéro de téléphone, je ne vois pas comment on se comprendrait lorsqu’on parle de compotes de pommes ou de fesses irritées. Or, j’ai vraiment besoin qu’on se sente tous sur la même longueur d’ondes.

 

On a eu du mal à trouver quelqu’un qui regarde mon Chéri pendant le rendez-vous, même sans lui parler, il y en a qui ne le regardaient même pas. Les enfants : une histoire de nanas j’imagine (hum).

 

On en a trouvées qui passaient leurs journées au parc avec 3 enfants de moins d’un an. Pour parler aux copines sûrement.

 

On en a trouvées qui habitaient un 35 m2 sans lumière, dans un appartement sale, avec les berceaux à même le salon, faute de place. Brrr (frisson dans le dos). Hum, la PMI passe parfois par là ?

 

On en a finalement choisie une (qui nous a choisis aussi en retour, ce n’était pas gagné) qui a ses propres exigences, mais qui semble ouverte à la communication.

 

Une copine m’a récemment raconté que la sienne avait emmené son fils de 2 ans au cinéma sans son autorisation (2 ans !?) ou qu’elle faisait garder son fils par sa voisine le temps d’aller faire une course. Le meilleur pour la fin : elle nettoie des tâches de feutre sur les mains du petit avec du dissolvant.

 

On en parle ou pas du « coup de bol » de tomber sur la perle ? C’est difficile d’admettre que de toute façon, personne ne sera aussi parfaite que moi (oh oh).