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Mars sera mon mois.
Déjà parce que 2 bijoux pointent le bout de leur nez. 
"Guillaume et les garçons, à table !" sort en DVD et le dernier album Émilie Simon aussi. Mioum : un régal. 
Je ne fais pas un scoop en déballant mon admiration pour Guillaume Gallienne que j'aime aussi d'amour, en plus d'Emilie Simon comme je l'avais déjà dit, mais j'insiste quand même : ce mec déborde de talent. Et il est à nous, on peut en être fiers. 
Voilà donc pour le côté artistique.
Sinon nous serons en vacances au ski et en Auvergne (non c'est pas ringard l'Auvergne Chéri !). Le Poulet aura une draisienne flambant neuf et moi je vais pouvoir couver mon oeuf un peu tranquille (il paraît que je suis « courte » du col - comme ça tu sauras tout), lire un livre, genre un roman (pas un livre intitulé « mon enfant tape » - rigole-pas : c’est un vrai titre). Truc de fou.
Surtout et enfin : nous avons choisi notre maternité. Fruit d’un vrai long parcours du combattant dont je me serais bien passée. 
Après avoir accouché dans l’hôpital en bas de chez nous à Paris, qui se trouvait être une maternité niveau 3, nous sommes allés au plus proche aussi à Lyon, également une maternité niveau 3.
Ma 1ère grossesse n’avait rien d’une grossesse pathologique. Nous avions été intégralement suivis (oui, je dis nous : mon mari, mon utérus et moi) à la maternité, par une sage-femme (toujours la même). Nous n’étions pas un numéro. Un gynéco a dégainé les forceps le jour J, mon Chéri a pu rester là malgré le massacre (qui ne l’a pas traumatisé outre-mesure). 
La maternité lyonnaise niveau 3 m’a accueillie comme le « numéro 634 » qui doit aller au bureau E puis monter au 1er étage, porte de gauche. Hum. Pas le temps pour les questions du papa que j’avais pris soin de noter car il n’était pas là, "donnez-moi votre carte vitale" et de toute façon « non ma petite Dame, Monsieur ne pourrait pas rester en cas de forceps, ni de césarienne, non négociable ». Next !
Alors on s’est demandé ce qui était important pour nous. Ce dont nous avions besoin et envie pour ce deuxième accouchement. 
Pour ma part, j’avais envie de liberté. Pas envie qu’on me mette mécaniquement sur les rails de l’attente à coup de perfusion, monitoring et de péridurale qui me colle au siège. Qu’on se comprenne bien : je ne suis pas contre la péridurale (que l’on m’aurait injectée entre les 2 yeux s’il avait fallu la 1ère fois), je souhaite sentir des sensations afin de pousser correctement, et me remettre en moins de 6 mois ensuite (contrairement à la 1ère fois - oui je te raconterai un jour, promis). 
Je ne suis pas par ailleurs une « flippée », une angoissée, et je fais confiance aux équipes médicales que j’aurai choisies : je ne sais pas faire ce qu’ils font, je me dis que si elles sont là (les équipes médicales - tu suis rien), c’est qu’elle maîtrise le sujet. A tort ou à raison, le temps nous le dira.
Pour Tchéwi : il voulait être considéré comme faisant partie de l’aventure, pas un figurant, pas un témoin. C’est son évènement à lui aussi, tout autant qu’à moi. Il ne peut pas imposer sa présence à tout prix, mais il ne souhaite pas être mis sur la touche arbitrairement parce qu’un médecin en aura décidé ainsi le jour J.
Nous sommes donc allés faire une consultation dans une maternité niveau 1 que l’on nous a recommandée, un peu sur la défensive. Une maternité connue pour son accompagnement pour les accouchements dits physiologiques. Un truc de bobo-bio me diras-tu. Et tu as pas complètement tort. 
La sage-femme ne nous a pas rassurée, elle nous a expliqué qu’il fallait venir en confiance ou ne pas venir. Clair. 
Je suis depuis toujours pour les maisons de naissance, mais TOUT mon entourage me prend pour une cinglée quand je raconte que je souhaite accoucher dans une maternité de bitniks, que je prends des risques inconsidérés, que c’est irresponsable et j’en passe. Même mon généraliste me l’a déconseillée dans une logique de « qui peut le plus peut le moins, allez au niveau 3 ». 
Je ne sais pas comment cette histoire se finira, mais je m’écoute en faisant le choix de la physiologie alors que j’ai une grossesse sans encombre, so far so good.
Je me dis que s’il existait vraiment des risques graves, ce type d’établissement n’existerait pas. Et le sens des choses tend à développer les maisons de naissance et la dé-médicalisation des accouchements lorsque c’est possible et que les parents le souhaitent. 
Voilà. 
Beaucoup de nouvelles en quelques mots. 
La photo du jour : une photo avec mon Diana, un jour de Foire du Trône...